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• 1. Origine et
signification.
Les noms de famille ne sont réellement entrés en
usage qu'aux 13ème et 14ème siècles. Avant cela,
mais souvent aussi après, c'est au nom de baptême
que l'on accordait le plus d'importance, et on ne
parlait pour ainsi dire pas de noms de famille.
Nulle étude généalogique n'est nécessaire pour
retrouver la signification du nom "De Brabandere":
Link •
Lokalisatie
Familienaam
België
Frankrijk
Nederland
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(~920)
Harelbeke l'Abbaye d'Arnulf
I de Oude || (2003)
Sint-Salvatorkerk
(JM) |
Harelbeke,
ancêtre
Arent de Brabandere
(~1420) |
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originaire du Brabant
(avant, toute la région qui s'étendait sur l'Escaut
et la Lys, à l'exception de la Flandre, était
appelée Brabant). Il est probable que des gens venus
du Brabant soient arrivés en plusieurs endroits de
Flandre et aient donc reçu ce patronyme De
Brabandere. Le nom est donc certainement apparu en
plusieurs endroits sans que ses porteurs ne soient
pour autant de la même famille.- Orthographe du nom
Aux 13ème et 14ème siècles, les orthographes li/le
de Brabantere/Brabandere ont été utilisées
indifféremment. Dès le 15ème siècle, une différence
a bel et bien été faite entre les terminaisons -tere
et -dere. Dans la région de Courtrai et en Flandre
occidentale, on écrivait partout -der/-dere.
Durant l'Ancien Régime, l'orthographe de
Brabandere/de Brabant a été la plus fréquente,
ensuite la majuscule 'D' a été introduite de manière
générale. Certaines branches continuent à écrire
'd'. Dans la lignée d'Arent de Brabandere (~1420),
on note les orthographes suivantes:
de Brabandere; de Brabandère; De Brabandere;
De Brabandère; Debrabandere; De Brabandère; De Brabantere; De Brabander;
Debrabander; Vanbrabander; Debrabant.
2. Signification
du patronyme (1985 Rudi De Brabandere)
La signification du patronyme De Brabandere est
évidente. Son explication ne nécessite pas de
longues recherches: un habitant du Brabant (ancien
duché, actuellement une provence Belge) est
communément appelé en Néerlandais: Brabander
(Brabançon). On peut supposer qu'en Flandre
plusieurs immigrés Brabançons ont été qualifiés de
Brabander, sans qu'un lien de parenté doive
nécessairement les unir.
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-
Orthographe:
Nous avons repéré plusieurs ortographes du nom:
de Brabandere, Debrabandere, De Brabandere et mème de Brabant. Sous
l'Ancien régime l'orthographe de Brabandere était la plus usuelle. La
capitale fut introduite plus récemment.
(Une branche a consrevé la minuscule). En France, nous
retrouvons courammant De Brabandère. Pour l'uniformité, nous avons
systématiquement recouru à l'orthographe De Brabandere. Attestations du patronyme en Flandre et dans la région
Courtraisienne:
Le patronyme est attesté régulièrement dès le 13ième siècle
(Bruges,
Furnes,
Bergues-Saint-Winox). Nous avons pu faire
remonter les patronymes De Brabandere attestés dans la
châtellenie de Courtrai (registres des bourgeois forains et
registres de l'orphelinat) à un ancêtre commun: Arent De
Brabandere. (Cf l'index des bourgeois forains de Courtrai et
les extraits des registres de l'orphelinat en annexe). Nous
pouvons de bon droit considérer Arent De Brabandere comme
notre plus loin ancétre connu et comme la souche de
nombreuses branches de la famille De Brabandere en Flandre.
• Conclusion (1985 Rudi De Brabandere)
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Le berceau de la famille "De brabandere" à la fin du 13ème
siècle à Sint-Winoksbergen (?) (les chiffres entre
parenthèses font référence aux sources des pages précédentes
du livre) |
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La fin du 13ème siècle est la période la
plus ancienne à laquelle l'on puisse remonter dans
le cadre de la recherche généalogique. |
Rudi De Brabandere |
Dans notre recherche de lieux où l'on
retrouve anciennement notre nom de famille, nous arrivons
souvent dans le nord de la France, et plus précisément à
Sint-Winoksbergen (Bergues Saint-Winoc). De ce qui suit, on
peut déduire avec une probabilité raisonnable que c'est
précisément là qu'il faut rechercher le plus ancien berceau
de notre famille. Il est probable que certains homonymes de
la région de Furnes (15, 28), ainsi éventuellement que de
celles de Gand et de Bruges, soient parents de cette famille,
puisque les baillis Christiaan et Thierry ont été en poste
tant à Furnes qu'à Gand et à Bruges, et qu'ils ont donc pu y
acquérir des biens et y laisser de la famille.
Dans son ouvrage "Les baillis comtaux" (18), Nowé mentionne
divers membres de la famille "de Brabandere" ayant revêtu un
certain nombre de charges comtales vers les années 1300:
Thierry, Christiaan, Jan et Pierre. Outre les baillis
comtaux (Thierry, Christiaan, Jan, Pierre) (18), il fait
également état d'officiers (subalternes) (Thierry: capitaine
(27), Jehan: sergent (26)), et d'un prévôt (Christiaan (II,14,18).
Les baillis étaient généralement choisis dans la petite
noblesse, parmi les vassaux du Comte de Flandre, et on
retrouve également plusieurs chevaliers parmi eux (par
exemple Thierry) (18).
En ce qui concerne cette famille, nous pouvons d'ores et
déjà affirmer avec certitude de 2 personnes qu'elles ont
habité dans la région de Sint-Winoksbergen ou qu'elles en
étaient originaires:
Tableau 1
- Christiaan de Brabandere, page (écuyer) (13)
- prévôt de Bruges 1287_-1288 (14, 18)
- bailli de Bruges à partir du 5/8 jan. 1292 et le 23 avril
1293 (1', 14, 18, 23)
Ses biens furent confisqués en 1298 et il fut démis de ses
fonctions par Philippe le Beau (11, 1') parce qu'il avait
pris le parti du comte et qu'il était donc un klauwaert (en
référence aux griffes du lion sur le blason de celui-ci)
(13, 1'). Nous avons découvert que Christiaan possédait des
biens entre autres dans la région de Sint-Winoksbergen: 57
arpents de terre avec domaine et moulin à Quadypre (quelques
kilomètres au sud de Sint-Winoksbergen) (11).
L'échevin Christiaan, dont le nom apparaît en 1295 (17) et
qui doit également avoir habité à SWB, est le père ou le
fils du bailli Christiaan (17).
Tableau 2
- Thierry de Brabandere, chevalier, à partir de 1304
- capitaine au château de Saaftingen 1302-1303 avec ses
serviteurs (9, 27, 38)
• Remarque: A Bruges, le bailli portait le nom de 'schout' (prévôt).
- bailli de Gand 1304-1306 (9, 17, 18, 26, 27) représentant
de Sint-Winoksbergen mars 1306
Thierry (Diederik) était lui aussi un loyal partisan du
comte (17). Thierry et Christiaan ont à un moment occupé les
deux principaux postes de baillis en Flandre (18): ceux des
villes de Bruges et de Gand. Ce dont témoignent clairement
leurs appointements: 240 livres pour le bailli de Bruges
(14, 18), 220 livres pour le bailli de Gand (18, 26), contre
120 pour celui d'Ypres (fin du 14ème siècle). Leur
allégeance au comte n'y aura certainement pas été étrangère.
A cette époque, nombreux étaient en effet les nobles et
patriciens qui se ralliaient au camp français, celui du Roi.
(par exemple Jan et Simoen Lauwaert, eux aussi baillis
comtaux de SWB (6, 11, 14, 17, 18).
Les baillis comtaux dépendaient entièrement du comte, en
vertu de leur charge (représentants du comte et autorité
centrale dans les villes et châtellenies, maintien de
l'ordre et de la paix, rédaction des comptes, protection des
droits du seigneur (comte) en tant que propriétaire et
suzerain) (voir 18 et mentions auprès de Christiaan et
Thierry):
- ils étaient constamment transférés d'une ville à l'autre (voir
Thierry et Christiaan).
- ils étaient rétribués, assermentés par le comte et jugés
par la cour comtale.
- ils étaient soigneusement contrôlés et surveillés par le
comte dans le cadre de l'exercice de leur charge.
- le pouvoir central gardait en permanence le contact avec
eux et les chargeait continuellement de diverses missions.
Outre ces deux baillis, nous retrouvons encore quelques
homonymes, avec les charges de représentants, d'échevins, ou
propriétaires à Sint-Winoksbergen ou environs au 14ème
siècle:
Tableau 3
- Jehan, échevin à SWB, 1308 (le même que celui mentionné
comme bailli en 1310 (Furnes) (18) ? (+ sceau) (2;4) (41)
- Chrestien, échevin à SWB, 1295 (17)
- Boudewijn, enquêteur à la châtellenie de SWB, Ghivelde et
Uxhem, 1330 (15)
- Thierry, enquêteur à la châtellenie de SWB, Coudekerke,
1330 (15).
Ces enquêteurs étaient nommés dans leur propre région, et
furent pour la plupart des victimes de la bataille de Kassel.
Tableau 4
- Jan, meneur de rébellion - Jan, vassal à SWB, 1389 (+
sceau) (4)
- Pasquier, échevin à SWB, 1454 (34)
- Charles, à Spijker près de SWB, 1460 (20)
A partir du 15ème siècle, on retrouve cependant rarement la
mention d'homonymes dans les registres des orphelinats et
ceux de la bourgeoisie de SWB, ce qui semble indiquer que la
famille (le nom) y était encore peu représentée. Il est
probable que la plupart des membres de la famille aient fui
au cours du tumultueux 14ème siècle et particulièrement vers
1383, époque où le Roi de France occupa et dévasta SWB et la
région. Où sont passés les descendants de cette famille?
Trois faits semblent indiquer fortement que les membres de
la famille "De Brabandere" du sud de la Flandre Occidentale
sont des descendants de cette famille du nord de la France.
A partir du 15ème siècle, le nom n'apparaît nulle part aussi
fréquemment que dans la région de Courtrai.
- Premier argument: le nom "De Brabandere" apparaît dans la
région de Courtrai vers la période où il disparaît de SWB (ou
en tout cas la période où il y devient moins fréquent),
c'est-à-dire fin du 14ème siècle et début du 15ème siècle (voir
(33), introduction à la partie 1, liste des bourgeois
forains et de l'orphelinat de la châtellenie de Courtrai.
- Deuxième argument: du début du 15ème siècle (1ère
génération) jusqu'au début du 17ème siècle (6ème génération),
la famille ne s'étend pas dans la région de Harelbeke. Ce
n'est qu'à partir de la 7ème génération que les descendants
s'étendent dans la région de Flandre Occidentale. C'est
également à partir de cette époque que les sources dans
lesquelles nous puisons deviennent plus riches dans les
diverses archives consultées. Nous avons rapidement constaté
qu'aux endroits où ils se sont établis, les membres de la
famille vont à nouveau occuper, tout comme leurs aïeuls à
SWB, des fonctions dans la politique du village ou de la
commune, par exemple contremaître, échevin, bourgmestre ou
bailli. (Harelbeke ...). Le premier pour lequel nous en
avons retrouvé une preuve est Jan De Brabandere (6ème
génération) (contremaître/échevin à Harelbeke)
Avant lui, plusieurs membres de la famille se marièrent avec
des membres de familles occupant des charges similaires (Van
den Gheinste; Scaec; Vandenberghe, Bottens, De Coster, Van
Lerberghe).
- Troisième argument: Une branche de la famille du sud de la
Flandre Occidentale (voir VIII.A.III) adopte un blason en
1788. Celui-ci représente un lion qui, contrairement à ce
que nous pourrions attendre, n'est pas un lion brabançon !
Ce n'est probablement pas un hasard si ce blason est le même
que celui des Seigneurs de Sint-Winoksbergen, les Berghes,
auquel ont été ajoutées trois étoiles (que l'on retrouve
également sur le blason de l'abbesse de Spermalie (VII.B.I.).
M. de Raadt mentionne dans son Armorial Général qu'il
arrivait de temps en temps que des gens adoptent un blason
apparenté à celui des seigneurs locaux:
- Gaillard (16ème siècle): le chastelain et seigneur de
Berghes St Wynnocx porte: d'or au lyon de gueulle, lampassé
et armé d'asur et crye "Berghes, Berges de madame de
Chasteau-Bruin"
- Th. de Raadt: famille de Brabandere: "d'or au lion de
gueulle armé et lampassé d'asur au chef d'asur chargé de
trois étoiles d'or".
En 1292, le sceau de Christiaan de Brabandere se compose lui
aussi d'un identique lion rampant accompagné de (deux)
étoiles (23) !
Dans "La noblesse Belge", il est également mentionné près de
la reconnaissance du titre et du blason: ... "Belle famille
flamande, qui s'honore d'avoir rempli de longue date des
charges élevées dans la magistrature communale."
Nous pouvons affirmer avec une relative certitude que le
berceau de notre famille doit se situer aux environs des
années 1300 dans la région de SWB. Il nous est cependant
impossible d'y suivre la famille génération après génération,
il est même difficile d'établir des liens de parenté (manque
de sources, la plupart des textes de SWB même ont été perdus
en 1383). Nous devons nous contenter d'énumérer quelques
noms. Dès le début du 15ème siècle, cette tâche nous réussit
en revanche dans la région de Courtrai, de sorte que la
première partie de notre ouvrage débute à cet endroit, vers
1420.
Publications
• 7oo jaar familiegeschiedenis DEEL I en II (700 ans
d'histoire familiale PARTIE I et II) "De Brabandere"| Rudi
De Brabandere (Tielt-1985).
• De oudste generaties uit de familie De Brabandere
15de-16de-17de eeuw tijdschrift 'Vlaamse Stam' 02 febr. 1992
Jaargang 28 blz. 63-83 Rudi De Brabandere (Tielt-1992). (les
plus anciennes générations de la famille De Brabandere
15ème-16ème-17ème siècles Revue 'Vlaamse Stam' 02 février
1992 Année 28 pages 63-83)
• STAD HARELBEKE Begrippen van locale Geschiedenis van H.
Callewaert Harelbeke, Februari 1956 (VILLE DE HARELBEKE
Concepts d'histoire locale, par H. Callewaert Harelbeke,
février 1956)
België Belgique
Belgien Belgium
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KORTRIJK\* Jean-Marie De
Brabandere
EUROPA EU |